Histoire de la photo

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 La photographie traditionnelle résulte de l’association de deux disciplines distinctes: l'optique et la photochimie, respectivement matérialisées par la chambre noire et la plaque sensible. Or l’histoire de chacune a suivi des chemins différents, la première remontant au milieu du XVIe siècle et la seconde au début du XVIIIe siècle.

Il est depuis longtemps admis que la célèbre description de la camera obscura  (chambre noire) que fit Giovanni Battista della Porta, en 1558, dans son Magiae naturalis  a été précédée par celle de G. Frisius en 1545. Cette chambre primitive était, en fait, une pièce d’habitation, à un mur de laquelle on avait percé un petit trou, l’équivalent d’un sténopé actuel; mais très peu de temps après, en 1550, Jérôme Cardano y substitua une lentille biconvexe – le premier objectif – agrémentée en 1568, par Barbaro, d’un diaphragme et, en 1573, par Danti, d’un miroir redresseur. La destination de la chambre noire était le dessin; aussi, des modèles portatifs furent-ils rapidement imaginés, modèles courants vers le milieu du XVIIe siècle, notamment ceux du père Athanasius Kircher (1646), de Sturm (1676), et de J. Zahn (1685), ce dernier avec une lentille améliorée et un verre dépoli. Le cours d’optique du professeur Christian Wolff, publié à Halle en 1707, en décrit trois, et l’abbé Jean Antoine Nollet, dans ses Leçons de physique expérimentale , parues en 1743, traite longuement de ce sujet et des changements de focale. Le modèle de Guyot (1770), ancêtre de l’épidiascope, permettait de dessiner à plat. Entre-temps, en 1747, Leonhard Euler avait découvert la correction chromatique, mais le perfectionnement le plus important fut le ménisque imaginé par William Hyde Wollaston en 1812: la netteté était améliorée par la mise en place d’un diaphragme que Nicéphore Niépce transforma dix ans plus tard en iris. Telle était la situation en ce début du XIXe siècle, du point de vue optique: bagage considérable, pour des esprits préparés, ce qui exclut toute idée de génération spontanée d’une invention qui était, pourtant, révolutionnaire. Les principaux perfectionnements qui suivirent furent ceux des objectifs à grande ouverture pour le portrait, grâce auxquels les poses devinrent accessibles: celui de C. Chevalier et celui de Joseph Petzval (fabriqué par Voigtländer), en 1840-1841; puis, un peu plus tard, l’objectif rectilinéaire rapide imaginé par J. H. Dallmeyer et Carl August von Steinheil, indépendamment, en 1866; l’anastigmat de P. Rudolph et Ernst Abbe (Zeiss) en 1890; et le triplet Cooke, de H. D. Taylor en 1893.

 

2/5

 

| Photographie | liens photos | MP3 | liens mp3 | Galerie | Forum |